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La découverte, par la communauté
scientifique, de la vallée des Hunzas et de cette peuplade
à la longévité exceptionnelle, date de
la fin du 19ème siècle. Il fallait à l'époque
3 mois de trekking pour accèder à cette enclave
située au Pakistan, au pied du Karakoram: pics rocheux
parmi les plus élevés du monde (jusquà
8000 mètres).
Dans les années 1900, Le docteur Mc Carrison
ne s'est pas contenté de décrire les Hunzas comme
une race inégalée dans la perfection de leur santé,
il a dressé la liste des maladies dont ils étaient
exempts: cancer, ulcère gastrique ou duodénal,
appendicite, colique. Il a remarqué qu'ils n'ont pas
de sensibilité de l'abdomen aux impressions des nerfs,
à la fatigue, à l'anxiété, au froid.
Ils ont, poursuit-il, «une santé abdominale parfaite
contrastant avec celle de nos colonies hautement civilisées.»
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Dans un des villages où
il a passé plusieurs semaines, Tobe, un observateur canadien,
en 1960, auteur dun remarquable livre : Hunza - Adventures
in a Land of Paradise , a dénombré 12 hommes de
plus de cent ans et 100 de plus de quatre-vingt-dix. Ces vieillards
ont une vie sexuelle active bien au-delà de 75 ans comme
en font foi les enfants issus de remariages tardifs. Ils mènent
une vie normale, s'occupant de leurs cultures et parcourant de
longues distances sur leurs pistes de montagne.
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Tobe, compléta cette liste d'après
le témoignage d'un autre médecin, allemand cette fois,
qui déclara n'avoir relevé aucun cas de calcul à
la vésicule, de calculs rénaux, de maladies coronariennes,
d'hypertension, de lésions valvulaires, de déficience
mentale, de polio, d'arthrite, d'obésité, de diabète
et d'insuffisance thyroïdienne.
Tobe déclare aussi navoir
jamais rencontré une personne handicapée dans les villages
visités.
Enfin, le Dr Alexander Leaf (National
Geographic, janvier 1973.), en examinant quelques vieillards, a toutefois
remarqué la présence d'infarctus du myocarde et de toutes
sortes de maladies cardio-vasculaires mais qui étaient restées
inaperçues du patient.
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